Dans cette affaire, une société a demandé au tribunal administratif d’annuler l’arrêté par lequel le maire a prononcé la fermeture administrative de l’établissement qu’elle exploite pour une durée d’un mois.
Pour rappel, le maire doit prendre les mesures appropriées pour empêcher ou faire cesser, sur le territoire de sa commune, les bruits excessifs de nature à troubler le repos des habitants.
Pour justifier la décision de fermeture temporaire d’un mois, le maire a relevé que le fonctionnement de l’établissement en question générait, par la présence de véhicules de clients stationnant irrégulièrement sur les trottoirs et la voie publique, des nuisances sonores, notamment la nuit, et des entraves à la circulation des piétions et des véhicules,. Ces nuisances, constatées par des rapports de police ainsi que par des réclamations des riverains, étaient constitutives de troubles de voisinage et il n’y avait pas été mis fin, en dépit des deux mises en demeure adressées à la société à plusieurs mois d’intervalle.
Pour sa part, la société conteste la réalité de ces troubles de voisinage et leur imputabilité à son activité.